Extraits de romans

28 novembre 2011

Les chroniques de Spiderwick

 

 Les chroniques de Spiderwick

 1/ Le livre magique

 De Holly Black & Tony Di Terlizzi

 135 pages

 

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Résumé:  Beaucoup de gens ne croient pas aux fées. Mallory, Simon et Jared Grace non plus. Jusqu'au jour où ils emménagent avec leur mère dans une vieille maison laissé par leur grand-tante Lucinda, au grenier secret .  Qui vit dans ce grenier, leur joue des tours et fait des bruits semblables à une souris? Lorsqu'un  des enfants découvre au grenier un grimoire, il ignore à quel point leur vie va changer, et leur façon de voir les choses...

 

 

Jared balaya la pièce du regard. C'était une petite bibliothèque. Au centre, un immense bureau. Sur le meuble, un livre ouvert et des lunettes rondes à l'ancienne, dans lesquelles se reflétait la lumière de la bougie. Jared s'approcha des étagères où s'accumulaient des livres. Le faible halo n'éclairait qu'un titre à la fois... mais quels titres! Histoire des nains écossais, Abrégé des voyages des farfadets à travers le monde, Anatomie des insectes et autres créatures volantes...

Sur un bord du bureau, on trouvait aussi une rangée de bocaux en verre contenant des baies, des plantes séchées, et même de simples galets de rivière. Plus loin, Jared remarqua une aquarelle représentant une petite fille et un homme qui jouaient sur une pelouse. Puis les yeux de Jared tombèrent sur un mot posé au-dessus du livre ouvert. Une fine couche de poussière recouvrait la note et le livre. Le papier avait jauni avec le temps. Cependant, on pouvait déchiffrer un étrange poème, qui ne rimait même pas. 

Jared s'empara de la feuille et la lut avec attention:

                                                                        C'est comme le torse d'un homme,

                                                                        Et c'est là qu'est caché mon secret.

                                                                        Puisque le vrai est dans le faux,

                                                                        De ma gloire vous ouïrez parler

                                                                        Car rien ne la dépasse, ou presque!

                                                                        Bonne chance, mon cher ami...  

 

On aurait dit que le message avait été laissé là pour lui. Mais par qui? Et que pouvait-il signifier?

Soudain, la voix de Mme Grace retentit en bas des escaliers:

- Mallory, Simon! Qu'est-ce que vous fabriquez?

Jared poussa un grognement agacé. Évidemment, il fallait qu'elle arrive à ce moment-là!

- Il y avait un écureuil dans le mur, dit Mallory. Alors, on a essayé de...

- Où est Jared?

Simon et Mallory ne pipèrent mot.

- Descendez ce monte-charge! exigea leur mère. Je vous préviens, si Jared est à l'intérieur, ça va barder!

Jared courut vers le monte-charge... pour voir disparaître la boite métallique dans le conduit. Sa bougie trembla sur son socle de cire, et la flamme vacilla. Heureusement, elle ne s'éteignit pas.

- Tu vois? lança Simon, pas très fier de lui.

Plus bas, le monte-charge était apparu, vide.

- En effet, Jared n'est pas là, conclut Mme Grace. Alors où est-il?

 


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26 novembre 2011

Ce que savait le mort de la forêt

Ce que savait le mort de la forêt

De Jacqueline Mirande

101 pages


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Résumé:  Un matin, le cadavre d'un inconnu est découvert aux abords de la forêt de Pleaux et de l'abbaye de Hautefage. Ce nouveau crime arrive au pire moment: en cette veille des fêtes de Pâques la ville grouille de monde. Qui est donc ce mystérieux mort au visage balafré?

 

 

Adossée au gros chêne planté derrière l'unique pièce de son logis, à même la forêt de Pleaux, Aubri, le tailleur de pierres, regardait la nuit.

Une nuit de printemps encore un peu froide mais dont aucun nuage ne masquait la clarté. Car c'était la pleine lune et tout se découpait avec une netteté rare dans ce pays de pré-monts toujours un peu brumeux.

Le dentelé des feuilles de fougères rappelait à Aubri la finesse des arcades maures qu'il avait admirées en Espagne et dont il s'efforçait de reproduire le dessein sur les piliers du nouveau cloître auquel il travaillait pour les moniales de Reygade.

Et, à chacun des angles, il sculptait une tête d'ange aux traits toujours les mêmes. Il n'en pouvait faire d'autres, et, seul, savait pourquoi.

Un soir de plus, il rêvait à Antioche.

Même après tant d'années, il ne pouvait s'en empêcher. Et il était si bien perdu dans ses souvenirs, ses remords jamais effacés, si habitué à la solitude de ce coin de forêt que, d'abord, il ne prit pas garde aux craquements de bois mort, aux froissements de feuilles.

Quand surgirent les cavaliers, il eut juste le temps de se glisser derrière le chêne.

Ils passèrent tout près de lui. Ils étaient deux, tenaient par la bride leur montures, car, à cet endroit, le chemin n'était plus qu'un sentier coupé de rejets, de bois mort, de souches pourrissantes qui entravaient la marche des chevaux.

Les deux cavaliers étaient également drapés de sombre, le capuchon rabattu sur le haut du visage. L'un était toutefois nettement plus grand et plus lourd que l'autre.

Où pouvait-ils se rendre à cette heure de la nuit? Il n'y avait de proche que le couvent des moniales de Reygades qui n'était ouvert qu'aux femmes. On en fermait les portes dès la tombée du jour, pour plus de sûreté.

Aubri resta  un peu encore à regarder le ciel, l'ombre des arbres et des fougères puis il rentra dans sa cabane et se coucha. Le sommeil vint enfin. Ce fut le lendemain tôt le matin-l'aube pointant à peine-, qu'en se rendant à son travail il découvrit le corps pas très loin de son logis.

Il reconnut la cape sombre et, à sa taille, le plus âgé des cavaliers, en tout cas le plus grand. Du moins il le pensa. Qui d'autres que les chevaucheurs de la nuit aurait pu passer à nouveau dans cet endroit d'ordinaire désert?

 

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23 octobre 2011

Le mythe de Waltehunkan

 Le Mythe de Waltehunkan/ La prophétie de Falbenor

 Auteur: Caroline Delplanque

 416 pages

 

Photo couverture livre

                             14 euros

www.brennelyaedition.canalblog.com

  Résumé: Loreena est une jeune femme entourée de mystère, adoptée par un couple d'antiquaires, Emile et Marina, qui l'ont trouvé lorsqu'elle était enfant au coeur d'une forêt, la nuit, alors qu'ils étaient venus observer des animaux qui s'abreuvaient à un lac. Ils ne tardèrent pas à s'apercevoir qu'elle n'était pas comme les autres: un collier au médaillon précieux autour de son cou, représentant un loup, d'étranges signes tatoués sur sa nuque, indéchiffrables, et de plus, une amnésie rendant les choses encore plus compliquées. L'enfant grandit paisiblement, entourée d'amour, sans que le mystère ne soit percé, jusqu'au jour où un homme vend à Emile un splendide casque en or massif, à tête de loup, étrangement pressé de s'en débarrasser...

la prophétie


 

Après avoir quitté Sirduibn, ils quittèrent la Cité d’Elldness par un passage souterrain menant à un long escalier aboutissant dans une immense statue  construite par les Elfes. Otall portait entre ses griffes une clef lourde et de toute beauté qu’il remit au vieil homme qui déverrouilla la porte secrète de la statue, puis il la redonna au serviteur ailé.    

" Au  revoir, ou adieu. Gardez force et courage, vous en aurez besoin. " dit-il en jetant un long regard à Loreena avant de repartir à tire-d’aile. Ils quittèrent la statue qui se referma derrière eux sans bruit.    

"Nous sommes à l’entrée de Tantrunil, au cœur du Royaume des Elfes. La demeure de la Reine se trouve dans une des falaises du haut desquelles s’élancent les chutes d’Agathyor, qui surplombent le fleuve Ylsor et la grande forêt de Ruillennen. " expliqua le Mage à Loreena. L’orée de cette forêt était non loin d’eux, devant eux, mais à peine avaient-ils commencé à marcher qu’une forme apparut dans le ciel, se rapprochant d’eux peu à peu : un char tiré par des oiseaux. Il se posa devant eux sans bruit, plus léger qu’une feuille, sous les regards admiratifs de tous. Les oiseaux étaient de grande taille, gracieux et pleins de majesté, leur plumage était d’or, comme leurs yeux emplis  d’intelligence et de douceur. Leur long cou, fin et gracieux, accentuait la majesté  qui s’émanait de leur être, ne laissant planer nul doute quant à la personne qu’ils servaient :la Reine. Assis dans le char étincelant d’un blanc immaculé se tenait un homme blond et pâle, au regard si clair et si intense à la fois que tous ( excepté Lyelderel qui le connaissait) demeurèrent subjugués.    

" Bienvenue à Dragendad. " fit-il. «  Nous avons été prévenus de votre venue, je vais vous conduire auprès de la Reine, elle vous attend. »

                                         (  Chapitre VII , Au palais d’Erebor)    

 

" Bienvenue dans la bibliothèque." dit le chef.

" Elle est très grande et construite sur plusieurs étages. Ce que j'ai à vous donner ne se trouve pas ici, mais à l'étage inférieur. Suivez-moi."

Ils traversèrent la salle à gauche, Sirduibn monta à nouveau sur le dos de son serviteur ailé pour qu'il vole jusqu'à une autre fente dans le mur. Le groupe ne pouvait voir ce qu'il faisait et levait la tête en se demandant ce qu'il allait faire. Il plaça une autre pierre dans la fente, longue et plate, qui actionna le mécanisme d'une trappe que nul n'avait remarquée, non loin d'eux, à leurs pieds, puis il les invita à descendre. En bas, une autre salle était remplie de livres, les surprenant tous, même le Roi, qui ne s'attendait pas à tant d'intérêt pour la lecture de la part de ces petits êtres secrets et grognons. Sirduibn chercha parmi une étagère sur le dos d'Otall, il lui était plus aisé de fouiller sur son dos que sur l'échelle, en raison de sa prise de poids elle vacillait légèrement. Enfin, lorsqu'il finit par mettre la main sur le livre qui était si bien caché parmi les innombrables ouvrages, il poussa un long soupir de soulagement.

" Je l'ai enfin trouvé!" dit-il en rejoignant le groupe. Il tendit le livre à Loreena, essoufflé par son poids.

" Merci, mais..." dit-elle avec surprise.

" Je vous le donne, mon enfant, gardez-le précieusement, emportez-le toujours avec vous, où que vous alliez."

Elle examina le livre avec intérêt. Sa reliure était très belle et très soignée, des lettres fines et délicates brillaient, entourées d'une fine poudre de minéraux magique: " Libeï Ollc"

" Oh, mais ce livre est une merveille, que signifient ces mots?" demanda la jeune femme, enchantée.

" Le livre blanc." répondit Lyelderel. " C'est écrit en dinroïn."

Elle l'ouvrit, et, à sa grande stupéfaction, constata que les pages étaient...vierges! Elle feuilleta alors le livre en entier, mais il était bel et bien dépourvu de toute écriture. Le Gnome rit en voyant son étonnement et sa déception.

" Il n'a jamais été utilisé, il est magique. Il peut révéler bien des choses." lui confia-t-il à voix basse." Je sais qu'il pourra t'être utile. Il ne peut être utilisé que par une seule personne, sinon il perdra ses pouvoirs, et il te trompera. Il ne doit avoir qu'un seul maître."

" Je vous remercie, Sirduibn." dit Loreena en s'inclinant. " Je vais en prendre le plus grand soin."

Elle rangea le livre dans son baluchon.

" Personne, ami ou ennemi, ne doit l'utiliser." insista-t-il en la regardant avec gravité, et ses yeux noirs s'obscurcirent davantage, comme pour la mettre en garde. " Maintenant, Libeï Olc t'appartient. 

                                               ( Chapitre VI, Le Royaume de Dragendad)

 

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